4ème colloque de l’Association Picarde de Pratiques Cognitives et Comportementales

29 novembre 2007

Salle des conférences du CHU Sud, Amiens

 

Conférencier invité: Dr Alain Sauteraud, Psychiatre, Président de IRCCADE

Auteur de «Comprendre et soigner les troubles obsessionnels compulsifs», «Je ne peux pas m'arrêter de laver, vérifier, compter. Mieux vivre avec un TOC»

Avec la participation de Christophe Demonfaucon, Président de l’ Association Française de personnes souffrant de Troubles Obsessionnels et Compulsifs

 

Programme

14:00 Accueil des participants

14:30 Travailler en groupe de parole dans une perspective cognitivo-comportementale : le cas de la Sclérose en Plaques. C. Routier- Psychologue, Enseignant-chercheur à l’ISTC, Lille.

15:00 Prise en charge comportementale des dysfonctionnements du couple: principes généraux et étude de cas. E. Freixa i Baqué - Praticien libéral, Professeur de Psychologie, Université d’Amiens.

15:30 Pause

16:00 L’apport des neurosciences à l’évaluation et à la pratique des thérapies cognitives et comportementales. F. Couvillers - Neuropsychologue, CHU Amiens.

  16:30 Comment améliorer l’observance des patients au traitement? L’usage de l’ordonnance du point de vue d’un médecin généraliste. O. Sannier, médecin généraliste.

  17:00 Présentation de l’Association Française de personnes souffrant de Troubles Obsessionnels et Compulsifs. C. Demonfaucon, Président de l’AFTOC.

17:30 Pause

18:00 La prise en charge des Troubles Obsessionnels-Compulsifs. Dr Alain Sauteraud - Psychiatre, Président de IRCCADE

19:30 Cocktail de clôture

Résumé des communications

 
Comment améliorer l’observance des patients au traitement ? L’usage de l’ordonnance du point de vue d’un médecin généraliste

O. Sannier

Médecin généraliste

 L'observance, strict respect des prescriptions, des consignes de traitement est un comportement de santé. La non-observance qu'elle soit  totale, par omission (sous-observance), par auto adaptation (observance variable) ou par anticipation voire majoration des doses (sur-observance) est responsable d'une surmortalité, de morbidités et de falsifications de données scientifiques.

Tout acteur de santé est concerné. Replacer l'observance dans le temps de la consultation permet une tentative d'approche et d'action. Ainsi nous distinguons le temps de l'observance de celui de l'adhésion. L'adhésion serait la phase où soignant et soigné lors du colloque singulier se mettent d'accord sur une prise en charge après s'être entendus sur le problème. L'observance débuterait au moment où le praticien ordonne une prescription adaptée aux caractéristiques du soigné et répondant à la demande de prise en charge.

Dans un premier temps, nous envisageons une approche cognitivo-comportementale de quelques déterminants de l'observance permettant d'agir sur cette observance. Nous illustrons d'exemples en pratique de médecine générale. Puis nous envisageons quelques moyens d'amener le patient adhérant à s'engager dans une prescription ordonnée (théorie de l’engagement), toujours en illustrant d'exemples en pratique de médecine générale.

 

L’apport des neurosciences à l’évaluation et à la pratique des thérapies cognitives et comportementales

F. Couvillers1, M. Villatte2 et J.L. Monestès3.

1-Neuropsychologue, CHU Amiens.

2-Psychologue, Attaché à l’enseignement et à la recherche, Université de Lille et d’Amiens.

3-Psychologue, Service universitaire de psychiatrie de l’adulte, hôpital Ph. Pinel, Amiens.

 Cette communication vise à présenter, sur la base d’une revue de la littérature, l’apport des neurosciences à la pratique et à l’évaluation des TCC. Des perturbations des fonctions cognitives, en particulier des déficits attentionnels et mnésiques, peuvent apparaître dans les troubles anxio-dépressifs. De plus, des perturbations fonctionnelles ont été observées dans certaines régions cérébrales grâce à des techniques de neuroimagerie comme l’IRMf chez les patients souffrant de ce type de trouble. L’utilité de la prise en compte de ces déficits et dysfonctionnements en psychothérapie sera discutée. Par ailleurs, les TCC ont montré leur effet bénéfique sur les troubles anxio-dépressifs. Nous présenterons quelques études qui ont utilisé des techniques d’imagerie cérébrale et de neuropsychologie dans le but d’évaluer objectivement l’efficacité des TCC dans ce type de troubles.
 

Travailler en groupe de parole dans une perspective cognitivo-comportementale : le cas de la Sclérose en Plaques

 C. Routier

Psychologue, Enseignant-chercheur à l’ISTC, Lille

 Nous présentons l’élaboration, puis la mise en place, d’une approche cognitivo-comportementale d’un groupe de parole destiné aux personnes atteintes d’une sclérose en plaques. Ce travail, actuellement en cours, est réalisé au sein de la délégation départementale de l’A.P.F. de l’Aisne. Après avoir exposé le premier temps de cette pratique (recueil qualitatif des thèmes évoqués en groupe), nous détaillerons l’orientation secondaire de la structure du groupe de parole, dans une perspective cognitivo-comportementale. Un exemple de session sera exposé. Enfin, les difficultés et limites d’une telle pratique -dans ce cas particulier, puis en lien avec la problématique d’une chronicité souvent évolutive- seront abordées.

 

Prise en charge comportementale des dysfonctionnements du couple : principes généraux et étude de cas.
E. Freixa i Baqué

Praticien libéral, Professeur de Psychologie, Université d’Amiens

 La communication proposée comporte deux grands volets. D’une part, un exposé plutôt théorique des grands principes généraux qui sous-tendent l’approche comportementale des disfonctionnements de couple ainsi que des principales stratégies employées, mettant particulièrement en exergue la notion de « contrat » (établissement, révision ou modification, résiliation ou rupture) et en insistant sur les techniques de communication dans le couple. D’autre part, la présentation concrète d’un cas, traité en libéral par l’auteur, concernant un jeune couple envisageant le mariage mais confronté à des problèmes de jalousie-rivalité avec la future belle mère de la part de la jeune fille et d’assertivité de la part du jeune homme, mettant en danger l’accomplissement de leur projet.